Groupes environnementaux soutiennent l’appel du Commissaire à l'environnement pour la transparence : Données ouvertes et de meilleures consultations publiques nécessaires

mer 14 déc 2011

Décembre 14, 2011

OTTAWA - Les groupes environnementaux sont content que le commissaire à l'environnement et du développement durable (CEDD) souligne dans son rapport l'importance de la transparence, l’obligation de rendre des comptes, et la nécessité de mieux intégrer les connaissances scientifiques dans le processus décisionnel fédéral. Les groupes soutiennent que des consultations publiques doivent être significatives et soutenues par des données ouvertes.

Les conclusions du CEDD coïncident avec un rapport publié hier par Ecojustice, qui recommande que le gouvernement canadien rende au public un accès en-ligne à toutes les informations sur la pollution, la dégradation environnementale et les efforts d'application.

Le projet d‘une base de données complète en-ligne sous-entend l’idée d’incorporer les informations recueillies auprès de toutes les lois environnementales qui nécessitent une application. Une telle base de données pourrait permettre aux citoyens et aux investisseurs potentiels de lancer une recherche par code postal ou nom de société afin d’apprendre l'historique particulière d'une entité réglementée. Le rapport du CEDD note que de nombreux ministères n'ont pas une liste complète de toutes les entités réglementées.

«Une base de données inter-ministériel détaillée pourrait grandement améliorer l'application des lois environnementales», a déclaré Hans Herrmann, Directeur exécutif du Réseau canadien de l'environnement. «Le rapport du CEDD indique clairement que "la communication de la recherche scientifique aux intervenants externes est une partie importante de la transparence", et les données ouvertes sont un excellent outil pour fournir cette information au public. »

«Aujourd'hui, le CEDD a fait remarquer que la gouvernance efficace exige un échange bidirectionnel entre le gouvernement et ses partenaires, reposant sur la participation significative du public », explique Olivier Kolmel, président du Réseau Canadien de l'Environnement. «Le système de consultation sur le Web que ce gouvernement met en œuvre n'est qu'un outil dans la trousse d'outils de consultation, et ne devrait pas remplacer l’échange en personne et d'autres formes importantes de dialogue. Allons-nous toujours voir le même niveau d'engagement du public de diverses communautés à travers le Canada? »

Le rapport a également souligné la nécessité d'une plus grande attention sur l'analyse des risques et des protocoles de sécurité autour du transport des marchandises dangereuses. Ils ont le potentiel d'impact sur la santé des collectivités et de la faune partout au Canada.

«L'application laxiste des règles de sécurité des pipe-lines (conduits) en particulier soulève une grande inquiétude, étant donné les grands projets proposés tels que le pipe-line Northern Gateway», a déclaré Carla Sbert, de Nature Canada. « Il est crucial d’assurer que la science la plus à jour soit disponible pour les parties prenantes aux consultations sur ces projets. »

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Pour plus d'informations, contactez:

Hans Herrmann, Directeur exécutif,
Réseau Canadien de l'Environnement
(613) 728-9810 ext. 228

Carla Sbert, Directeur des programmes de conservation et des questions juridiques
Nature Canada
613-562-3447 x. 222

Will Amos, Directeur
Clinique Ecojustice à l'Université d'Ottawa
613-255-7505
 

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